Au centre de Strasbourg, les places se succèdent — la place Gutenberg (nommée en l’honneur de l’inventeur de la typographie en Europe), la place de l’Homme-de-Fer (en l’honneur des tournois chevaleresques organisés ici), la place Kléber (en l’honneur du compagnon de Napoléon), la place de la Cathédrale. La meilleure vue sur la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg s’ouvre d’ici. C’est le meilleur endroit pour admirer « l’ange rose », comme l’appellent les habitants. Ils l’appellent « rose » parce qu’elle a été construite en pierre vosgienne de cette teinte, et même après 600 ans, la cathédrale n’a pas changé de couleur, et « l’ange » parce qu’il semble que le bâtiment est sur le point de décoller, il a l’air tellement léger et si beau qu’il semble qu’il n’a pas été construit par des gens, mais par des créatures surnaturelles. Il est difficile de se détacher de la cathédrale, elle attire comme un aimant : marcher le long de la façade, lire des histoires bibliques en groupes sculpturaux, entrer à l’intérieur et lever la tête pour voir des vitraux, des voûtes, des fresques, une grande horloge astronomique et des finitions d’orgue.
N’oubliez pas de lancer une pièce pour avoir de la chance ! Vous pouvez facilement trouver l’endroit, sous la grille dans le sol, une lumière littéralement dorée émane des offrandes des visiteurs. Puis montez sur le toit ! C’est peut-être là que les anges vivent ? Pour monter à la plate-forme d’observation, vous devez quitter la cathédrale et descendre au sous-sol de la tour basse qui se trouve à côté. Cinq euros et 300 marches pour voir tout Strasbourg et s’étonner de la taille de l’ombre qui est projetée par la cathédrale Notre-Dame locale.
Sur la place de la Cathédrale, il y a une autre sculpture associée à la construction du géant gothique. Elle est faite du même grès que la cathédrale. Sur l’une des faces, les étapes de création d’une grille ajourée sont représentées. Le matériau est suffisamment doux pour que les tailleurs de pierre puissent faire un tel travail de « dentelle ». Au centre de la sculpture, il y a l’image d’une chimère rieuse et d’outils de construction éparpillés.
Au moins deux autres maisons sur la place méritent l’attention : la maison à colombages noir et blanc — la plus ancienne pharmacie de France « Pharmacie du Cerf » (XIIIe siècle) et la maison Kammerzell recouverte de sculptures en bois de style gothique tardif (XVe siècle) du sous-sol au toit.