Le coup de marteau et un bruit de métal sont votre bande sonore constante lorsque vous visitez le village de la Croix des Bouquets. En regardant hors de la voiture, vous voudrez arrêter pour littéralement observer chaque maison. Sur la porte, sur la clôture et sur les murs de la maison elle-même — partout des bijoux en métal, des médaillons, des charmes, des masques. Bienvenue dans le village du forgeron vaudou.
Tout le monde ne sait pas ce qu’est la magie vaudou, mais tout le monde en a entendu parler. Et fondamentalement pas les bonnes choses. Mais n’ayez pas peur, personne ne fera votre poupée pour la percer avec des aiguilles, les rituels ne sont pas exécutés ici non plus… très probablement.
Le village est apparu dans la seconde moitié du XXe siècle. Et jusque dans les années 1950, les résidents menaient une vie très normale pour Haïti. Il n’y avait ni touristes dans le village ni d’argent. Mais petit à petit, tout a commencé à changer. Le maître forgeron Georges Lioto s’est installé ici. Tout d’abord, il a réparé du matériel, réparé les outils des agriculteurs locaux, puis il a commencé à faire des croix métalliques et à les placer dans le cimetière. Les habitants ont aimé cette décoration design des tombes et les étudiants ont cherché Lyoto.
Georges Lyoto était un expérimentateur et il voulait passer à autre chose. Et il a décidé de continuer à évoluer vers les traditions culturelles d’Haïti. Le maître a commencé à essayer différentes formes et matériaux, pour l’inspiration il s’est tourné vers les dieux et les esprits locaux, qu’il a commencé à représenter sur son artisanat. Les amulettes et les masques vaudou sont devenus populaires, et la petite la Croix-des-Bouquets est devenue un centre d’attraction pour les touristes du monde entier.
Maintenant, dans le village, les disciples et les étudiants de Georges Lioto vivent. Des gens souriants et amicaux font des sculptures en métal et des masques vaudou à partir de vieux barils de pétrole jetés à la poubelle. L’atmosphère ici est très confortable, créative. Personne ne vous force d’acheter son artisanat, mais si vous décidez de vous en acheter, gardez à l’esprit que vous sauvez une famille.