Il y a plusieurs décennies, le plateau central de Nauru (ou comme on l’appelle Topside) ressemblait plus à un petit paradis tropical densément couvert de forêts et d’arbustes. C’était un endroit agréable pour se détendre et profiter de la beauté de la nature.
Mais, après la découverte de riches dépôts de phosphate sous une mince couche de sol, le paysage a changé de manière spectaculaire. En quelques décennies, il n’y avait plus aucune trace de la forêt tropicale. À la place de la verdure éclatante est apparu un paysage tout à fait surnaturel : des roches blanches, des tours de corail pétrifié de formes les plus bizarres et de tailles différentes, des fosses laides et des carrières profondes.
Mais, étonnamment, c’est le genre de vue qui a attiré un assez grand nombre de touristes sur l’île de Nauru. L’industrie a détruit la nature et endommagé l’environnement, modifiant considérablement la culture et les traditions des habitants, mais elle a également attiré des personnes qui veulent voir de leurs propres yeux les conséquences de l’exploitation des phosphates.
Pour se rendre sur le plateau, il est préférable d’utiliser les services de taxi. Premièrement, la route des zones centrales n’est pas très proche, deuxièmement, les conducteurs locaux connaissent très bien les routes et se rendent aux endroits les plus intéressants, en contournant les zones dangereuses.
Bien que le paysage « lunaire » du plateau soit très apprécié par des visiteurs, les autorités de l’île prévoient de réduire l’exploitation des phosphates dans un avenir proche, car cette industrie a un fort impact sur l’environnement. Sur le site du paradis tropical perdu, il est prévu de recréer le parc original, de planter des arbres et d’établir une zone de loisirs. Presque tous les habitants attendent ce moment avec impatience. Mais on ne sait pas encore combien d’années il faudra pour rétablir l’équilibre et l’écosystème. C’est pourquoi les touristes continuent de se rendre sur le plateau pour voir comment un homme peut transformer en quelques années une forêt splendide en un désert sans vie avec des « sculptures » inhabituelles.